RECONNAISSANCE, VÉRITÉ ET MÉMOIRE DES VICTIMES

​Conscient.e.s de tous les maux, les humiliations et les souffrances causés par ce conflit et, avec pour but le vivre-ensemble, nous avons dans toutes nos actions et propos souligné la nécessité de trouver une solution à toutes les conséquences du conflit et nous nous y sommes attelés dans la mesure de nos moyens.​

Lorsque nous nous sommes engagé.e.s sur cette voie, ​nous nous sommes vite rendu.e.s compte que la « problématique » des victimes était complexe et que les plaies non reconnues, de toutes parts, étaient diverses et anciennes.

​Notre préoccupation est que toutes les exactions ​commises et les droits humains bafoués ne se reproduisent pas. C’est pourquoi nous croyons dans la reconnaissance de toutes les victimes, la vérité et la mémoire par le biais de mécanismes crées dans le cadre de la Justice transitionnelle.

Si, le jour du désarmement, nous avions mis en perspectives le processus de retour des prisonnir.e.s et des exilé.e.s​, nous avions dès le matin proposé une réflexion sur la projection de la justice transitionnelle au Pays Basque avec Louis Joinet (fondateur des principes de la justice transitionnelle) et Jean-Pierre Massias (président de l’Association Francophone de Justice Transitionnelle).

​Nous avons fait chemin sur la question, conscient.e.s de la reconnaissance et de la vérité dûes à toutes les victimes, nous avons observé que de nombreuses personnes et organismes travaillaient sur cette question, que ce soit des initiatives impulsées par la société civile ​ou dans le domaine institutionnel. C’est pourquoi nous avons créé un groupe.​ ​L’objectif de ce groupe est de travailler à la compréhension de cette problématique et de comment elle est développée dans d’autres processus de paix. Nous pourrons ensuite partager le fruit de cette réflexion et prendre des initiatives en commun avec celles existantes, les acteurs en jeu, et bien entendu les victimes .