MAINTENANT LES PRISONNIER.E.S

Une nouvelle étape pour débloquer la situation des prisonnier.e.s

Dès le lendemain du 8 avril, les « artisans de la paix » ont fait le bilan de la journée historique du désarmement. Tout s’est très bien passé : les aspects matériels et techniques se sont déroulés, tels que prévus, sans le moindre problème. Les paroles fortes et les messages exprimés l’après-midi, se sont déployés sur l’ensemble du Pays Basque et au-delà.

Les artisans de la paix
poursuivent leur engagement.

Après le succès du 8 avril, ils poursuivent l’engagement au service du processus de paix. Au même titre que l’implication et la mobilisation citoyennes ont été indispensables pour réussir le désarmement, l’implication et la mobilisation citoyennes seront tout aussi indispensables pour débloquer la résolution des conséquences du conflit : les victimes, le vivre ensemble et les prisonnier.e.s, voilà les terrains d’action bien identifiés.

Le désarmement
au service du
processus de paix.

Dès le début il était clair que si le désarmement du groupe armé ETA devait aider l’instauration de la paix, il ne constitue pas à lui seul la paix globale. Pas à pas, il faudra aborder toutes les conséquences du conflit. Le désarmement est un pas décisif sur le chemin d’une paix juste et durable.
A terme, la libération des prisonnier.e.s ainsi que la reconnaissance et la réparation due à toutes les victimes doivent constituer le socle du vivre ensemble futur.

Une grande mobilisation
à Paris
pour débloquer
la situation des prisonnier.e.s

Le 16 décembre 2016, l’action de Louhossoa interpelait l’Etat français sur sa nécessaire implication dans le désarmement. L’impact, le soutien et la légitimité de cette action rendaient le processus irréversible… Ainsi, nous sommes arrivés au 8 avril.
A Paris, un an après Louhossoa, l’objectif sera d’exiger que le régime d’exception appliqué aux prisonnier.e.s soit aboli, comme cela a été demandé majoritairement à plusieurs reprises par les acteurs sociaux et politiques de ce territoire, et d’obtenir :
– La suppression du statut de Détenu Particulièrement Signalé
– Rapprochement et regroupement
– Libération des prisonnier.e.s malades
– Libération conditionnelle de ceux et celles qui y auraient droit si le droit commun était appliqué
Ces mesures urgentes s’inscrivent dans la perspective d’un règlement global, définitif du dossier des prisonniers. D’ici le 9 décembre les initiatives se multiplieront pour réussir une mobilisation massive et plurielle sur Paris.

Pour une paix durable:
maintenant les prisonnier.e.s

Aujourd’hui, ce sont 68 prisonnier.e.s basques qui sont incarcéré.e.s en France et qui sont toujours soumis à un régime d’exception. Une évolution de la politique pénitentiaire à leur égard serait un geste d’une réelle portée dans une perspective d’;apaisement en Pays Basque.

Depuis l’annonce de cette mobilisation avant l’été, prenant la mesure de l’importance du rendez-vous, de nombreuses initiatives ont eu lieu au Pays Basque.

Parmi elles, et non des moindres, le 23 septembre, la Communauté d’Agglomération Pays Basque regroupant les 158 communes du Pays Basque Nord a adopté à l’unanimité (LR (droite), UDI (centre-droit), Modem (centre-droit, majorité gouvernementale), La République En Marche (majorité gouvernementale), Parti Socialiste, Parti Communiste Français, Europe Ecologie Les Verts, EH Bai, PNV) une motion demandant la fin du régime d’exception pour les prisonniers basques et se joignant à l’appel des Artisans de la paix à se mobiliser le 9 décembre à Paris.

Il y a également le Tour des prisons organisé du 16 novembre au 9 décembre par BAGOAZ (collectif d’acteurs sociaux et politiques œuvrant à la défense des droits des prisonnier.e.s basques), SARE (réseau citoyen) et ETXERAT(collectif des familles et des proches des prisonnier.e.s) visant sensibiliser et informer la population autour des 21 prisons où sont incarcéré.e.s les prisonnier.e.s basques en France.

Toutes ces initiatives encourageront à approfondir les logiques de paix et de dialogue, et enlèveront toute légitimité à ceux qui tentent de rallumer les braises de la violence et de la tension.

En décembre, des milliers de basques se donneront rendez-vous à Paris pour réclamer la fin du régime d’exception pour les prisonniers basques, dans une logique d’approfondissement des logiques
de paix et comme geste de bonne volonté attendu par toutes et tous à la suite de la journée du
désarmement du 8 avril.

Les Artisans de la Paix demandent au nouveau gouvernement une perspective d’apaisement et d’encouragement au dialogue et que gestes significatifs soient réalisés dans ce sens bien avant le 9 décembre.